La presse au XIXe siècle

Au XIXe siècle, la plupart des écrivains vivent en écrivant pour la presse. Cependant, ils ne se privent pas de la critiquer.

À cet époque, les journaux influencent la littérature, et les écrits jusqu’alors principalement argumentatifs deviennent narratifs. La presse est essentiellement populaire. Lorsque les journaux contiennent des illustrations, ce sont la plupart du temps des dessins caricaturaux ou satiriques.

Lors de ce siècle, la presse devient une véritable industrie. Les agences de presse et le métier de journaliste font leur apparition.

La vente des journaux augmentent, notamment grâce à l’alphabétisation et la baisse des prix (le papier est meilleur marché). En outre, les publicités payantes procurent de l’argent et de nouvelles machines plus performantes permettent une production en masse.

Le tirage global des quotidiens à Paris a fortement augmenté en passant de 36 000 titres en 1800 à 1 million en 1870. La presse régionale a aussi du succès.

Les progrès techniques qui ont permis la progression de la presse

En 1814, en introduisant la vapeur dans les presses, on réussit à améliorer leur rendement : 1100 feuilles par heure.

En 1818, une encre spéciale pour l’imprimerie est crée. Elle peut-être fabriquée industriellement.

En 1860, la presse rotative est inventée. Elle permet d’imprimer non seulement sur des rouleaux de papier, mais aussi sur des films plastiques. En moyenne, elle imprime 10 m à la minute.

Histoire

Le 17 janvier 1800, Napoléon Bonaparte rétablit la censure. Il demande la suppression de « tous les journaux qui inséreraient des articles contraires au respect dû au pacte social, à la souveraineté du peuple et à la gloire des armées, ou qui publieraient des invectives contre les gouvernements et les nations amies ou alliées de la république, lors même que ces articles seraient extraits de feuilles périodiques étrangères ». La censure sera finalement abolit puis rétablit de nombreuses fois jusqu’à la loi sur la liberté de la presse.

Le 29 juillet 1881, la loi sur la liberté de la presse est voté. Elle définit les libertés et les responsabilités de la presse française, en limite l’exercice et incrimine les délits de presse (provocation aux crimes ou aux délits : meurtre, pillage, incendie, etc.). Il est souvent considéré le texte fondateur de la liberté de la presse et  de la liberté d’expression.

Exemples de journaux

J’accuse – Zola

L’aurore

L’aurore est un quotidien français politique et culturel édité à Paris. Il a été fondé le 1er octobre 1897 et arrêté le 2 août 1914. Il est célèbre, car il a publié l’article J’accuse…! de Zola en janvier 1898. Cet article a été écrit au cours de l’affaire Dreyfus et Zola y défend Dreyfus.

La Croix

La Croix est un quotidien généraliste fondé le 15 juin 1883. Il est édité à Paris et est actuellement détenu par le groupe Bayard Presse. c’est un journal centre droit chrétien (d’où son nom).

Le Figaro

Le Figaro est un quotidien généraliste et un journal d’opinion (c’est à dire qu’il y a un parti pris, dans ce cas, la droite). Il existe depuis le 15 janvier 1826 (188 ans).

Le Gaulois

Le Gaulois est un quotidien généraliste fondé la 5 juillet 1868. Il est édité à Paris.

L’Intransigeant

L’Intransigeant est un quotidien français fondé par Eugène Mayeur en 1880. Il a finalement été arrêté en 1945.

Le Petit Journal

Le Petit Journal est un quotidien français fondé par Moïse Polydore Millaud en 1863. Édité à Paris, il a finalement été arrêté en 1944.

Malgré la censure et les difficultés auxquelles la presse a pu se confronter au XIXe et au XXe siècle, certain journaux ont tout de même réussi à subsister jusqu’à aujourd’hui.

2 réponses sur “La presse au XIXe siècle”

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