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Des souvenirs pleins la tête

Nous gardons de nombreux souvenirs de notre Tour de France dans notre tête : bruits comme les cigales dans le Sud, les odeurs et la saveurs des crêpes de Quimperlé, la langue du veau qui tétait ma main et les superbes paysages que nous avons découverts.

Nous avons aussi rapporté quelques « vrais » souvenirs : (vous pouvez regarder la photo des souvenir de notre tour de France en plus grand)

  • grès rose des Vosges,
  • bois flotté
  • images d’Épinal,
  • broderie de Cluny,
  • savon de Marseille,
  • couteaux de Thiers,
  • sel de Guérande,
  • violettes de Toulouse,
  • etc.

Un retour éphémère à Lille

Dans les villes que nous traversons, des drapeaux français ornent les fenêtres plus fréquemment que dans les autres régions. Comme hier, cette présence des drapeaux rappelle le débarquement. Nous sommes en Normandie !

Sous la pluie, nous remontons vers la Haute-Normandie : Bayeux, Caen, Cabourg, Deauville, Trouville, Honfleur, Le Havre, Fécamp, Dieppe.

Aussi, les falaises de craie, le pays de Caux où se déroula la bataille de Crécy au début de la guerre de Cent Ans sont tristes sous la pluie.

Pourtant, les nom des côtes sont jolis : côte de nacre, côte d’Opale, etc.

Contrairement au film Bienvenue chez les ch’ti, la pluie s’arrête un peu avant d’arriver dans le Nord – Pas de Calais (même un peu avant la Picardie).

La route continue par les stations balnéaires de Berck, du Touquet, par le port de Boulogne, les Caps Blanc Nez et Gris Nez.

Le Cap Blanc Nez est le point le plus proche de l’Angleterre. Par temps clair, on peut aperçevoir les côtes anglaises. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le tunnel sous la Manche n’est pas loin et le 25 juillet 2009 on fêtera dans les environs le centenaire de la traversée de la Manche par Louis Blériot.

Le Pas de Calais marque le passage de la Manche à la Mer du Nord…

Calais connue pour sa dentelle et Les bourgeois de Calais passé, nous revenons dans le pays des géants, notre nord natal via Dunkerque, la patrie de Jean Bart.

Le long de la route qui nous ramène à Lille, nous remarquons des champs de houblon.

Lille, capitale des Flandres et du Nord-Pas de Calais n’est qu’une étape dans notre voyage. Comme André et Julien, nous devons encore nous rendre à Paris, à Versailles et aller jusque Chartres pour terminer notre voyage.

Si vous vous intéressez au Nord-Pas de Calais, Eau avait dans les années 1980 fait le tour du Nord-Pas de Calais en cyclomoteur pendant deux mois… Vous pouvez aller lire ce qu’il écrivait à l’époque : Nord-Pas de Calais ;-)

Nous prenons quelques jours de repos avant de repartir. À bientôt.

De la Bretagne à la Normandie

Nous quittons la région des Fest-noz, des champs d’artichauts, par des routes bordés d’hortensias dans les villages.

En passant par Morlaix, Lannion, Paimpol (les cocos de Paimpol sont de gros haricots blancs), Saint-Brieuc, Dinan (c’est près de là que naquit le connétable Bertrand du Guesclin), Saint-Malo, un détour par le chemin des douaniers, Dol de Bretagne, Pontorson… l’arrivée au Mont Saint-Michel marquait notre arrivée en Basse-Normandie.

À Avranches, nous nous infiltrons dans un convoi commémoratif du débarquement. Les plages du débarquement de juin 1944 ne sont pas loin.

Vire (célèbre pour ses andouilles)… est notre étape du soir.

Nous étions dans la Normandie, la campagne normande faite exclusivement de bocage.

Ici, la paille est emballée dans des films plastiques. Selon les régions, soit nous avons vu des rouleaux ou des bottes de paille.

Depuis la Bretagne, les vignes sont absentes de notre paysage. De l’Alsace à la région Nantaise, chaque jour nous avons avancé au travers des champs de vigne.

Dans l’extrême ouest

Aujourd’hui, nous avons exploré l’extrémité ouest de la France : les côtes du bout de la Bretagne, le bout de la France.

Après un court passage par Pont-Aven (où les coiffes traditionnelles sont particulières mais est surtout connu par le passage du peintre Gaughin), Concarneau, Quimper, Benodet, Pont l’Abbé, Penmarc’h, nous prendrons un peu de temps pour nous balader à la pointe de la Torche où les vagues font jaillir beaucoup d’écume en s’écrasant sur les rochers de la côte.

Beaucoup de nom de villages bretons contiennent l’expression Ker. Elle veut simplement dire village.

Notre route continue par Douarnenez, la presqu’ile de Crozon, Brest jusque Landerneau, Lesneven, la marée basse à Brigognan sur Plage et Landivisieau…

Hormis les cheminées plates, les biscuiteries qui bordent la route, l’intérêt de la table des marées, le fait marquant de la journée a été le passage d’un col !

Oui, la montagne existe en Bretagne… Elle est très vieille. Personne n’en parle, le massif armoricain avec les Monts d’Arrée est un vrai massif montagneux.

L’arrivée en Bretagne

Nous passons de la Vendée donc de la région des Pays de la Loire à la Bretagne aujourd’hui.

Après le pont de Saint-Nazaire qui enjambe l’estuaire de la Loire, nous nous dirigeons vers les marais salants de Guérande. Nous en profitons pour acheter du sel de Guérande sur place à l’un des paludiers.

La région est riche en plaines et les tracteurs sillonnent les champs pour faire les foins.

Puis, nous entrons dans la Bretagne par Vannes et le golfe du Morbihan.

Dans les villages, les petites maisons blanches de pêcheurs, dans les campagnes des maisons de pierre parfois à la toiture en chaume, souvent remplacé par des toits d’ardoise.

La présence des calvaires est maintenant régulière… ainsi que le vent.

Nous entrons dans la ville de Vienne au son du jazz. Normal, car c’est le festival Jazz à Vienne.

Dans les campagnes (du bocage) un peu avant Lorient (dans quelques jours s’y déroulera le festival interceltique : groupes d’Irlande, Écosse, Pays de Galles, Cornouailles, Galice, Asturies et de Bretagne) et Quimper, la pluie se met à tomber… Un « crachin » breton qui durera quelques heures.

Pour la soirée, difficile d’éviter les crêpes Bretonnes à Quimperlé. Même mieux, nous avons été déguster la spécialité locale à la maison de la machine à crèpes : ty billig (ty : maison, billig : machine à crêpes) où un petit concert (accordéon diatonique et flûte) agrémenta la fin de notre repas.

Mais, la Bretagne c’est aussi l’évocation des costumes bretons, des danses bretonnes… Le Cercle Giz’kalon et l’ensemble Evit Dañs proposait un excellent spectacle de danses bretonnes contemporaine, au son du bagad Men Ha Tan (un bagad est un groupe de musiciens bretons composés de binious, bombardes et de percussion.

Du Sud-Ouest à la Vendée

Dans le restaurant, hier soir, le restaurateur nous a offert des Cannelets bordelais. Ce petit gâteau, doit son nom au gascon canelat (cannelure). Effectivement, il est en forme de petit cylindre strié, d’environ cinq centimètres de haut et cinq centimètres de diamètre. Ce matin, à la chambre d’hôte, de la confiture de figue est sur la table. Les figues proviennent du figuier de la propriété.

L’une de nous en découvrant les paysages de l’estuaire de la Gironde sur la route de Royan s’exclame : «C’est magnifique !».

Nous remontons la côte de l’océan Atlantique et passons près de la plus grande île après la Corse : l’île d’Oléron, dont la spécialité est l’huître. Mais, tout le long de la côte nous trouvons des producteurs d’huîtres ou de moules.

À Fouras, nous comprenons pourquoi dans le jeu télévisé fort Boyard, l’un des personnage s’appelle le Père Fouras. C’est le nom d’une ville de la côte depuis laquelle on peut voir le fort.

Le célèbre port de La Rochelle a accueilli les Francofolies une nouvelle fois. les Francofolies sont un festival de la chanson française.

Après un passage par le marais Poitevin, ce soir, nous dormons dans une ferme, entre La Roche sur Yon et les Sables d’Olonne. La Roche sur Yon est une ville créée par Napoléon. Nous sommes dans le pays des Vendéens à ne pas confondre avec les chouans qui se nommaient également armée catholique et royale. Les deux armées étaient composées de paysans à la fin du XVIIIe.

À la ferme, nous avons assisté à la traite des vaches et l’une d’entre nous à mis sa main dans la gueule de petits veaux qui étaient nés la semaine précédente. Ils avaient huit jours. «Quand le veau passe sa langue sur ma main, cela fait comme une râpe !»

Les grandes vagues de l’Atlantique nous surprennent mais il est très agréable de jouer dedans !

Dans le Sud-Ouest, de Toulouse à Bordeaux

Nous sommes dans le Sud-Ouest.

À l’abbaye de Moissac, une coquille saint-Jacques nous indique que ce lieu est sur la route de Saint-Jacques de Compostelle.

Toujours à Moissac, nous découvrons l’existence des stations uvales : ce sont des lieux où l’on fait une cure par le raisin !

La ville d’Agen est connue pour ses pruneaux. Elle leur doit son succès car les célèbres pruneaux étaient expédiés par bateau depuis les quais de la Garonne. C’est ainsi que Agen donna son nom aux pruneaux qui s’appellent depuis pruneaux d’Agen.

Nous passons par la région de d’Artagnan chère à Alexandre Dumas. Nous traversons en effet la Gascogne.

Le pays de Pierre Perret : Castelsarrasin était sur notre route.

Nous croisons de nombreux vergers : pommes – poires – nectarines… en alternance avec des cultures : maïs, tournesol et tabac.

À Marmande, la Tomato fiesta, nous rappelle que la villes est associée de la Tomate. Une variété de tomates porte le nom de la ville : la tomate Marmande.

Nous traversons les vignobles du Sauterne, des graves et nous dormons entre les vignes des côtes de Bourg et des côtes de Blaye, et des sites de chasses à la palombe sont cachés dans les bois voisins. Nous sommes à Bordeaux.

Pour arriver à notre hébergement, nous sommes passés au dessus de la Garonne sur le Pont d’Aquitaine qui est un impressionnant pont suspendu.

De Béziers à la ville rose

Nous avons quitté la région des champs de lavande (nous n’avons pas vu en réalité) pour les champs d’oliviers et de tomates. Il est vrai que pendant le voyage d’aujourd’hui nous quittons le climat méditerranéen pour le climat océanique. Le climat montagnard n’étant pas loin : dans les Pyrénées que nous apercevons au cours du chemin après avoir longé le Massif Central.

Un mur peint de Narbonne évoque Charles Trenet, natif de la ville.

Déjà à Arles, les férias étaient évoquées, elles le sont de nouveaux dans la région. Des férias sont des fêtes locales annuelles caractérisées par des corridas.

Nous sommes sur la route du Cassoulet : Castelnaudary, Toulouse… mais la région est également celle du foie gras.

Signe particulier dans les villages, les volets des maisons sont fermés à cause de la chaleur.

Par-ci, par-là, depuis notre départ de Lille, nous découvrons un moulin à vent comme aujourd’hui. Un moulin comme ceux de Tartarin de Tarascon.

Les briques réapparaissent dans les constructions des maisons avant d’arriver dans la ville Rose : Toulouse.

Toulouse doit sa fortune au pastel. Ce n’est pas le pastel sous forme de bâton que l’on connaît pour les coloriages. Le pastel est une plante qui était cultivé à Toulouse et qui donnait une teinture bleue pour les vêtements ! Désormais, on trouve des savons, des shampoings, etc. au pastel.

Aix – Marseille – Arles – Béziers

Cette fois nous sommes dans le sud pour la journée… sous un climat méditerranéen.

La mer Méditerranée est devant nous. Elle porte ce nom car elle est au milieu des terres (médi : milieu, terranée : terre).

Le mistral (le vent dominant de la région) souffle modérément.

Toutes les maisons, contrairement à ce que l’on nous avait dit, ne possèdent pas de piscine.

Des panneaux, au dessus des routes, indiquent : cigarette jetée = risque d’incendie. Quelques jours avant notre passage, il y a eu un incendie de forêt dans les collines des quartiers Est qui a détruit 1 300 hectares de végétation.

Des lauriers et des fleurs décorent le bord de la route.

Il n’y a pas que dans le Nord de la France que les plaines existent… La Camargue en est un bon exemple.

Les landes et la garrigue nous séparent des taureaux.

À Arles, aux abords des arènes, taureau est écrit toro. Non loin de là, l’amphithéâtre était inaccessible pour cause de spectacle.

Le festival photo annuel d’Arles battait son plein.

Maintenant, ce sont les agaves qui longent la route, parfois avec des vignes très basses.

La source Perrier à Vergeze n’est pas loin de notre route.

Sète est la ville de Georges Brassens.

Dans la région d’Agde, des pinèdes jalonnent le paysage (de trop nombreux campings le défigurent !)

Les plages de la mer Méditerranée sont courtes, presque sans mouette et sans marée.

Valence à Aix en Provence via Avignon

Déjà hier, nous avons rencontré le chant des cigales… aujourd’hui, leur chant nous a accompagné toute la journée, ainsi que la présence des palmiers.

Les cimenteries accompagnent notre départ.

Les premiers figuiers de barbarie apparaissent.

Nous avons fait détour par les gorges de l’Ardèche.

Nous nous faisons la remarque que la plupart des villes qui sont jumelées le sont avec des villes allemandes.

Les maisons sont de plus en plus basses à la campagne… maintenant, elles dépassent rarement la végétation.

Nous traversons la région viticole du Côtes du Rhône.

Les rangs de vignes ne sont pas rigoureusement parallèles et les pieds des vignes semblent différents : on a l’impression qu’il n’y a qu’une tige verticale.

Tout le long du chemin, des agriculteurs vendent leur productions de pêches, d’abricots, de tomates, de melons (nous passons par Cavaillon)…

Nous empruntons le même trajet que le tour de France cycliste… cette fois quelques heures avant son passage.

Les châteaux sont encore plus nombreux. Cependant, beaucoup sont en ruines comme celui de Croussol.

Les ifs ou des cyprès bordent la route.

Les nougats de Montélimar sont très bons ;-) en attendant les calissons d’Aix en Provence.

En Provence, car nous avons quitté l’Auvergne pour être dans la région Provence-Alpes-Côte d’azur (PACA), à Noël, il y est traditionnel de servir 13 desserts. Les santons de Provence décorent la crèche.

En Avignon, la ville du pont… on a goûté une glace à la lavande. C’est original mais bon. C’était le dernier jour du festival d’Avignon : le festival du théatre le plus important de France.

Dans la plupart des restaurant et des cafés, il est facile de comprendre que des salles climatisées existent (il faisait encore aujourd’hui plus de 30 °).

Les bâtiments portent le nom de bastide ou de mas.

La route ressemble à de longues allées ombragées, et au loin on aperçoit le massif du Luberon.